Droits des Otages

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(JPG) Mobilisation pour Guy-Andre Kieffer, journaliste français disparu en Côte d’Ivoire

CHIFFRES SUR LES OTAGES

19 décembre 09 : Recrudescence des otages dans le Monde (RFI) Interview du président d’Otages du Monde et Claire Dubois, ex-otage humanitaire au Darfour

OTAGES DANS LE MONDE : Recrudescence des enlèvements en 2009 Par RFI

L’année 2009 aura connu une recrudescence des prises d’otages et des enlèvements, en particulier en Afrique. Selon le ministère français des Affaires étrangères, au 15 décembre, sept Français étaient toujours détenus en otage un peu partout dans le monde. Particulièrement visés les journalistes et les travailleurs humanitaires. Dans les ONG et organes de presse, la question du risque est désormais posée chaque fois qu’un collaborateur doit être envoyé dans une zone à risque.

Le 4 avril 2009, deux travailleuses humanitaires, la canadienne Stéphanie Jodoin et la française Claire Dubois, qui travaillent pour l’ONG « Assistance médicale internationale » sont enlevées au Darfour. Elles resteront en captivité pendant plus de trois semaines. Les deux jeunes femmes étaient arrivées au Soudan, conscientes du risque qu’elles encouraient.

Claire Dubois témoigne  :« Le risque de sécurité, c’est un risque dont on parle tout le temps entre expatriés dans ces zones-là. Avant de partir nous avons une préparation au départ, on parle des différents risques qui existent et comment les prévenir. Personnellement ce sont des problématiques qui m’intéressaient depuis un moment, j’avais lu plusieurs témoignages, j’en avais conscience. »

Dans les conflits fermés comme le Darfour, les témoins étrangers, journalistes ou humanitaires ne sont jamais les bienvenus. D’autre part les enlèvements sont une source de financement pour les belligérants. A condition qu’ils soient médiatisés. Aussi dans les rédactions ou au sein des associations de soutien la question se pose très souvent : faut-il en parler ou non ?

Francis Chouraqui, président de l’association Otage du Monde a choisi .« Il faut dans tous les cas faire vivre les otages et en parler. Le silence, qui pourrait être une stratégie, aboutirait certainement à la disparition des otages. Donc en donnant cette notoriété, on leur sauve la vie et en même temps on leur donne une valeur qui va en croissant. »

Depuis six ans l’association Otages du monde milite pour que les commanditaires de prises d’otage soient assimilés à des criminels de guerre et que des procédures judiciaires soient ouvertes systématiquement. Cela pourrait avoir un effet dissuasif et permettrait aux anciens otages de tourner la page.

 
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