OTAGES SAHEL : Otages français enlevés à ARLIT (NIGER) le 16 septembre 2010

DOCUMENTATION SUR LES OTAGES

(JPG) Mobilisation pour Guy-Andre Kieffer, journaliste français disparu en Côte d’Ivoire

(JPG) Michel Germaneau : otage français enlevé au Niger le 19 avril 2010

OTAGES AFGHANISTAN : HERVE ET STEPHANE, infos et actions de mobilisation

HUMANITAIRES ET PRISES D’OTAGES - NOS FORMATIONS

5 juin 2010 : LANCEMENT DES INSCRIPTIONS A LA PREMIERE FORMATION POUR LES HUMANITAIRES DES PETITES ASSOCATIONS EN BRETAGNE (REVUE DE PRESSE)

FORMATION PREPARATION AU DEPART POUR LES HUMANITAIRES

Prise d’otage. Un risque que l’on peut apprendre à gérer

- Lire l’article du quotidien régional LE TELEGRAMME DE BREST

- Voir également les 2 videos illustrant cet article

« Pris en otage ? Aucun risque ! Depuis le temps qu’on va là-bas. » Ainsi pensent, à tort, des membres d’associations humanitaires. Une formation verra le jour, en novembre, à Saint-Ségal.

Il ne faut pas s’imaginer des stagiaires ficelés sur une chaise, une pancarte sur les genoux. La méthode serait aussi inefficace que de fort mauvais goût. Se former aux risques de prise d’otages, une affaire sérieuse et qui concerne plus de monde qu’on le croit, c’est rencontrer des spécialistes de géopolitique, de sécurité, de psychologie et d’anciennes victimes.

Traumatisme

Anciennes ? « Les personnes ayant vécu cette expérience en gardent des traumatismes. Souvent, une fois libérées, elles sont livrées à elles-mêmes. Certaines aimeraient mourir... C’est honteux de les laisser ainsi ! ». Sandrine Bourbigot, de l’école photo PBK, à Saint-Ségal (1), dresse ce constat. Elle rencontre, depuis quelques mois, une vingtaine de victimes. Elle prépare une expo d’une soixantaine de portraits en noir et blanc pour 2011 et travaille avec Otages du Monde (2).

« Médiatiser les prises d’otages »

« Nous pensons qu’il faut médiatiser les prises d’otages : ceux qui en reviennent disent toujours que cela les avait aidés à tenir », indique Yolande Boyer, ancien maire de Châteaulin et sénatrice du Finistère, membre fondateur de cette association. Elle espère que le projet de loi qu’elle a déposé il y a deux ans aboutira. Il permettrait une reconnaissance morale et matérielle des victimes de cette barbarie. « Les occidentaux sont des cibles. Y compris les bénévoles d’associations humanitaires », insiste la déléguée générale d’Otages du Monde, Martine Gauffeny. « Les principales forment leurs membres mais cela coûte jusqu’à 30.000€. Impensable pour les plus petites structures. Or, même celles qui vont depuis des décennies dans un pays, qui disent y connaître tout le monde, ne sont pas à l’abri. La géopolitique, cela évolue ! C’est pourquoi, les 5 et 6novembre, pour 50€, nous leur proposerons une formation, à Saint-Ségal ».

La Bretagne en pointe

Environ 30% des associations humanitaires françaises seraient bretonnes. On n’y compte plus les soirées au profit de telle école dans un village du Niger ou du Mali. Et comme le conseil général du Finistère et la région Bretagne sont les premiers à aider ces séances (à hauteur de 3.000€ chacun), c’est en Bretagne qu’Otages du Monde lancera cette initiative. Un membre de Pompiers Sans frontières, en Ille-et-Vilaine, une association brestoise, une autre du Morbihan, se sont montrés intéressés. Cinq places sont prises, il en reste neuf.

1. PBK Formation, Kergadalen, 29.590 Saint-Ségal, 02.98.81.61.19. 2. Otages du Monde, 26 rue Vignon, 75009 Paris. Site internet : www.otages-du-monde.com

David Cormier

 
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